lundi 27 juin 2016

Hommage du CAPA à Michel



Hommage du CAPA à Michel



Michel à l'oeuvre dans une école.


Né à Albi en 1940, Michel Payrastre était issu d'un milieu extrêmement modeste du TRAVET, commune et village de son père et de ses ancêtres, village où il travailla toute sa vie et auquel il était profondément attaché. Au point d'en connaître tous les recoins et tous les habitants.



Cette curiosité sans limite, il ne la devait pas à l'école publique qu'il quitta après son certificat d’étude mais plutôt à une observation tolérante, sans limite, pour le monde qu'il savait regarder.



L'Algérie comme tremplin



1960. À vingt ans, deux années durant, il change de continent ou plutôt il change de vie. Appelé pour son service militaire, il est envoyé en Algérie. Comme sergent, il a la responsabilité d'une petite unité. Dans les montagnes, les Aurès, il surveille un col stratégique en prise au froid. La peur ne l'empêche pas d'être fasciné par la beauté des paysages du djebel.



Il observe. Il accumule les photos. Auprès des populations locales qu'il côtoie, à sa façon, il tente de mettre un peu de dignité là où elle a disparue.



De cette période de sa vie, il gardait un profond respect pour ceux qui vivaient avec rien, pour ceux qui, comme lui, élevaient des moutons non pas dans la relative aisance des prairies tarnaises, mais dans un paysage magnifique mais ingrat, avec peu d’eau, de maigres pâturages rabougris, sans l’aide du vétérinaire, des progrès de la médecine, sans médicaments, sans moyens et sans revenus.

- « Je croyais connaître la pauvreté, me disait-il, je n'avais encore rien vu », évoquant la misère des fellahs.



Mais, par-dessus tout, il est aux prises avec la guerre. Cette guerre qui ne veut pas dire son nom, qu'il mène contre son gré.



Sur cet épisode, bien plus tard, il s'exprimerait sans détour devant le jeune public que j'avais convoqué. D'une voix parfois tremblante, il relatait le départ précipité de l'Armée française et ses terribles conséquences. Il montrait le drapeau algérien qu'il avait récupéré dans une cache du FLN. De même, pour ces cartes d'état-major qu'il avait conservées avec soin. Pour les jeunes générations, il était celui qui prévenait contre toutes les formes de violence. Violence contre laquelle il avait été vacciné. L'expérience militaire infusa chez lui des idées pacifistes fortes qui le guidèrent toute sa vie. Cette guerre aurait pu l'abimer, comme beaucoup d’autres ; au contraire, elle lui donna une leçon.



Autant l’avouer, au cours de nos balades archéologiques, à son contact, j'appris beaucoup. Désormais, je vois la guerre d'Algérie d'une autre façon, nettement plus en nuances.



De la suite dans les idées



De retour, après une période de flottement qu'il confiait bien volontiers, il s'attache à ce qui lui tient le plus à cœur : fonder une famille et défendre la cause paysanne. Il s'ancre et s’attache au pays qui l'a vu naître et grandir. Huit hectares et le choix de l'élevage des brebis, de quoi vivre. Il rencontre Paule, qu’il épouse en 1972. De leur union, naitront deux enfants, qui lui donneront la joie d’être grand-père.



Son métier, il ne le conçoit qu'en relation avec les autres.

Au sein du CDJA (Centre départemental des Jeunes Agriculteurs) dont il devient le secrétaire, il milite pour développer une agriculture « au pays ». Au moment où les agriculteurs-éleveurs se replient sur des pratiques solitaires et productivistes, dictées par un contexte difficile (disparité des revenus, exode rural, accroissement des coûts de production, endettement, PAC), il encourage la réflexion communautaire.



Il ne reniait pas le progrès technique, bien au contraire. Pour lui, le temps de la misère était bel et bien révolu. Pour autant, pas question de faire table rase du passé. Pas question d'oublier les pratiques et les solidarités du monde paysan.



Il donne sans compter son temps et son énergie pour défendre ses idées. Entre autres, les Groupes de Vulgarisation Agricole (GVA) sont un moyen pour lui d'agir au cœur de sa région.



Maintenant, en 2016, apprécions la pertinence de ses choix et l'actualité de son combat.



Un itinéraire militant



Il mène de front plusieurs batailles, des batailles dont il sortira le plus souvent vainqueur faute de combattants. Il embrasse la cause du Larzac où il est présent contre le projet d'extension du camp militaire. C'est toute une époque.



Il s'implique lors de la formation de la coopérative Ovi-test en 1972, en créant le Syndicat des éleveurs de brebis afin de défendre la cause des petits exploitants. Le bras de fer engagé avec les puissants de l’agroalimentaire se termine à son avantage.



On le retrouve en 1978 militant contre les dangers de la fluorine et l'extension de l'exploitation des filons sur les terres du TRAVET. Infatigable, il veille au respect des lois.



Les échecs, bien sûr, il en connut, il sait ce qu’ils sont. Chez lui, ils ne suscitaient nulle amertume mais plutôt des raisons supplémentaires pour se remettre en question et intensifier les efforts.

Cependant, faire de Michel un idéologue partisan serait inexact. D'abord, il détestait donner des consignes et encore moins des ordres. Ensuite, son désintérêt pour les calculs politiques était total. Il passait au large des distinctions et des mérites officiels.



Et puis, dés que la lutte prenait une tournure violente, il s'en désintéressait. Il se méfiait des manipulations en tous genres et des donneurs de leçons qui travaillent surtout leur bonne envergure médiatique. Il craignait aussi l'esprit de chapelle et les conflits qu'il engendrait immanquablement au sein du monde paysan.



Avec lui, j'étais loin d'être toujours d'accord ; mon automobile, une Dacia, résonne encore de nos prises de bec sur l'Occitan, qu'il appelait « patois », mais son honnêteté et la ferveur de ses opinions forçaient le respect. Pour lui, toujours l'engagement devait se concrétiser par des actes.



Le cœur sur la main



Quand en 1991, il apprend la situation tragique des immigrés kurdes sur Albi. Et notamment des enfants, il n'hésite pas, à aucun moment, à soutenir leur installation. Cela dura 10 ans. Il tente avec réussite de leur donner les meilleures conditions matérielles possibles faisant honneur aux traditions d'accueil.



Bien sûr, il s'informe sur leur histoire, leur condition de vie. Comment peut-il en être autrement ?

En 2013, il était fier de la reconnaissance de ceux qui étaient devenus ses amis lors d'un voyage à Erbil. Le Kurdistan, aux antipodes de ce qu'on entend sur les ondes matin et soir, était un pays où l'espoir était palpable et ce en dépit de la guerre. Pour lui, c'était un pays jeune et riche de tous les possibles. Cela ne lui avait pas échappé.





La mémoire en partage



Après une première alerte cardiaque en 1998, il quitte définitivement ce métier d'éleveur qui lui a toujours tenu à cœur et s'implique pour une meilleure connaissance du patrimoine rural.



Le patrimoine délaissé, discret, oublié, le moins noble a sa faveur : outils agricoles au point de constituer une collection (actuellement au château d'Arifat), croix, moulines, fours, souterrains en milieu rural, petits châteaux souvent disparus nommés « castelas ».



Avec Jean-Simon et l'équipe de l'ASCA, il parcourt inlassablement le Réalmontais à la recherche de traces très anciennes de présence humaine, comme les cupules, gravures préhistoriques sur les rochers.



On lui doit d'ailleurs la découverte de la pierre de “La Gaugne” à Saint-Antonin-de-Lacalm qui fit l'objet d'une étude à laquelle il participa.



Il s'implique assidument aux inventaires et réalise quelques fouilles.



Non des moindres, parmi ses passions, fut le château de La Roque dont il contribua à la mise en valeur par une exposition, deux années durant, lors des Journées européennes du Patrimoine.

Il s'attacha aussi à faciliter son accès par l'initiative d'un chantier jeune.

Chantier jeune, car il ne concevait le patrimoine que comme une transmission entre les générations, jamais comme un potentiel touristique ou un bien personnel à exploiter.



Michel n'a pas le goût, ni l’intérêt pour la recherche des trésors cachés et l'appât du gain. Il n'aime rien tant que d'expliquer et montrer. Ses prises de parole au CAPA dont il fut un temps trésorier, étaient toujours attendues et pertinentes. Même avec la maladie qui l'accablait, il n'avait pas son pareil pour remobiliser les troupes ou rappeler un projet en cours.



C’était un homme d’action et d’organisation. Nous nous souvenons tous du jour où il nous a surpris par ses décisions pour organiser le chantier de mise en valeur autour de l’église Saint-Sernin. Alors que nous hésitions. Michel arrive, entouré des jeunes de Lombers. Le voilà qui intervient dans le débat, tout en souplesse avec tact et élégance :

- « Vous, les jeunes, vous faites cela, ça va remplacer la salle de sport ; vous, les anciens, vous vous attelez à ceci, ça va vous dégourdir les jambes ; ceux qui restent, vous prenez pelles et râteaux et dégagez l’emplacement. Moi, je m’occupe de remonter et restaurer les sarcophages avec trois ou quatre “gros bras” qui sont là pour m’aider ».



Aussitôt dit, aussitôt fait. Michel qui n’avait jamais abordé ce genre de travail a remonté méticuleusement tous ces sarcophages, mis en valeur ensuite sur le côté extérieur nord de l’église que vous pouvez encore admirer.



Le site internet du TRAVET, dont il était le moteur zélé, montre toute la palette des ses curiosité et l'étendue de son savoir.



Avec lui, c'est toute une archéologie bénévole qui vivait et qu'il convient de faire vivre. Il l'incarne à merveille. Une archéologie en lien avec le territoire. Elle est conçue comme une science et une passion, moins comme un métier.



Elle se nourrit des questions des habitants, jeunes comme vieux, qui demeurent sur le lieu. Michel mettait un point d'honneur à tenir compte des avis des humbles, des oubliés de l'histoire quand il s'agissait d'aller les enregistrer pour témoigner d'un accent, d'une anecdote.



Devaient entrer dans l'histoire, non pas seulement les cathédrales mais aussi la façon de faire les nœuds, la retaille d'une meule usagée, le remontage d'un mur à sec (sans ciment) ou les soins pour la patte cassée d'un mouton, comme si rien ne devait être oublié.



À présent, Michel repose dans le cimetière du TRAVET, auprès des siens. Face à Mont-Roc, au-dessus des gorges du Dadou. Et je le revois encore me les montrer en les pointant de son bâton.


Michel dans la jungle de La Roque








Au nom des membres du CAPA,

Christophe MENDYGRAL

Président du CAPA






mercredi 15 juin 2016

Les moulins de la vallée de Laussière

Sortie à Roussayrolles du  samedi 14 mai 2016




Secteur : Cordais, Grésigne et alentours

Commune : Roussayrolles et Saint-Michel-de-Vax

Météo : orage menaçant

Participants : Franck, Régine, Christophe et Louis

Sites visités : igue du Cuzouls, dolmen de Peyroseco et les moulins de la vallée de Laussière

Sites évoqués : une cavité prés du dolmen de Peyroseco différente de celle de l'igue du Cuzouls.

Voiture : Christophe

Photos: Franck


Le Cuzouls: une doline effondrée de 75 m de profondeur et aux environs de 10 m de largeur.

Au menu, exploration de l'igue du Couzouls. Pour nous, le lieu ne présente plus ou aucune trace - à l'heure qu'il est - d'art pariétal (1) ; seule, une tâche ocre nous laisse sceptique dans la partie ouest. Des traces, il y en a, mais elles sont récentes car le lieu ne présente aucune difficulté d'accès particulier. La progression est facile.

Tâche rouge d'origine inconnue sous la calcite.
Très fréquenté, il a été livré aux pilleurs de grottes et littéralement ravagé depuis des annéesC'est loin d'être un cas exceptionnel. Ces déprédations ne remontent pas forcément au XXe siècle.

Des stalagmites coupées nous rappellent cette pratique courante des hommes de la Préhistoire la plus ancienne jusqu'au XXe siècle (2).

À toute fin utile, précisons-le, aujourd'hui, arracher des concrétions est passible de 10 000 euros d'amende.

Par ailleurs, partout, des fouilles clandestines à la barre à mine se sont succèdées, notamment dans le fond de la cavité où une fosse de près de 2 mètres de profondeur a été creusée.

Nous explorons "le trou" laissé par les pilleurs.
Par bonheur, des pilleurs ont laissé quelques tessons de céramique dont il difficile de donner une période tant ils sont petits, abîmés et sporadiques. Après consultation, ils semblent plutôt médiévaux que préhistoriques.

Il est remarquable que cet igue ait fourni des éléments de toutes les époques historiques.
Je le rappelle au passage : poteries dites "chasséennes", probable sépulture protohistorique, aiguille de bronze, amphores, tessons médiévaux, papier à cigarette contemporain.

L'effondrement progressif de la voûte, par endroit, a entraîné la formation d'un chaos rocheux. C'est sous ces rochers que les clandestins cherchent.


Des graffiti aussi "ornent" la caverne. Il sont de facture très récente.  


Concrétion en cascades type méduse.
Nous remarquons sur les parois des formations de calcite en draperie tout à fait remarquables. Partout aussi les points noirs des lampes à acétylène des spéléos.


Le dolmen de Peyroseco: un mégalithe reconstitué


Le dolmen de Peyroseco ou plutôt Peyro... en l'état, en ce début de printemps 2016. Trois dalles en calcaire sinémurien délimitent une chambre de 3 m X 2 m. Deux grandes dalles le recouvrent 
au sud.
L'approche de ce dolmen est mal indiquée. À la différence de celui de la Peyralade, plus connu sous le nom de dolmen de Vaour, il n'est pas en bord de route mais à l'écart d'un chemin qui conduit de Roussayroles à Saint-Michel-de-Vax.

Pas d'autres dolmens proches à associer à ces deux là.

Depuis longtemps, des curieux avaient gratté autour. À partir de 1958, il fut l'objet d'une surveillance et fouillé par l'équipe de Jean Lautier à la fin de années soixante dix. Notre ami Henri Prat était de l'aventure (3).

Reconnaissance d'une architecture classique

À l'époque de la redécouverte, caché sur une croupe dans les fourrés, il consistait en une chambre quadrangulaire au trois-quart comblée de remblais, chambre couverte par deux grandes dalles plates (4) superposées. De part en part, des montants se dressaient pour supporter ces dalles de couverture (5). La structure s'inscrivait dans une pente déclinante vers sud.

On discerna des traces du tumulus d'origine, au nord du monument. Il devait recouvrir la chambre. Il était composé de petites dalles calcaires jointives, posées à plat par centaines les unes sur les autres jusqu'à former une demi-lune autour de la chambre sépulcrale. Il s'agissait d'inscrire, d'une manière visible et durable, le monument dans le paysage. On devait le voir de très loin sur le Causse.


Plan du dolmen lors de sa découverte à l'état ruiné. Le tumulus de plan semi circulaire au nord cachait des restes du coffrage. On ne sait rien de la partie sud du tumulus. Tout l'art consistait à reconstituer le puzzle pour retrouver quelque chose de l'origine. Le choix de l'ouverture à l'est peut être discuté.
Source : Travaux et Recherches
 
C'est en fouillant les restes du tumulus que furent retrouvés des morceaux de dalle de couverture et de montants.

L'opération - très courageuse - aux dires d'Henri consista au démontage, à la fouille, puis au remontage partiel et cohérent du mégalithe. 

Le dolmen vu du nord avec l'empierrement qui correspond aux éléments du tumulus. Le tertre devait être repéré de loin.
Aujourd'hui, le dolmen a gardé la forme donnée par l'équipe de Lautier dans les années soixante dix.

Mobilier

Hors d'atteinte avant le dégagement des dalles, dans une couche compacte de terre brune, la fouille d'une partie de la chambre offrit toute une gamme de matériel lithique (hache polie, lames et éclats de silex, pointes de flèche classique du Quercy), osseux ou en test de coquillage (perles, pendeloques, éléments de collier) et métallique en cuivre (aiguilles, épingle, perles) mais aussi de la céramique.

Avec des exceptions, ce mobilier est typique de la fin du Néolithique entre le troisième et le second millénaire avant notre ère, moment où la métallurgie du cuivre fait son apparition dans notre région. C'est le Chalcolithique.

Mais, comme il est fréquent, le mégalithe a été "utilisé" (6) à des époques bien postérieures. En témoigne une épingle à tête ronde de  linceul en bronze plutôt du XIIe siècle. Jusqu'à quel point son agencement même n'a pas été modifié ? Plusieurs épisodes historiques semblent se succéder en laissant chacun des traces dont il est, pour le cas présent, impossible de livrer l'ordre et  le sens (7).

La présence d'une nécropole du Haut Moyen Âge de plein champ n'est pas à exclure aux abords de ce dolmen.

Le dolmen vu de l'est. On imagine les palans, les leviers, les trains de rondins qu'il fallut pour ériger ce tombeau collectif.
Entrée de la chambre
Vestiges anthropologiques 

Enfin, la fouille de tumulus, montra au nord-ouest du caveau, les traces d'une sépulture (extérieur à la chambre). En tout, on estima grâce aux amas osseux sur l'ensemble du site à une soixantaine le nombre d'individus enterrés, pas obligatoirement à la même époque. Récolte très fructueuse, si l'en est.
L'analyse de 853 dents aurait montré la présence d'une grande proportion d'enfants. Ce qui peut paraître étonnant. D'habitude, les dolmens sont plutôt réservés à des sépultures d'adultes. Les ossements montrent des formes de sélection. 

On peut se féliciter de l'œuvre de protection de l'équipe Lautier. Presque quarante ans ont passé et le mégalithe est encore debout, visible de tous. Le mobilier découvert a été déposé au musée Lautrec à Albi.

Les moulins de Laussière, un patrimoine au fil de l'eau

Dans des cercles rouges,  sur la rivière les implantations liés à l'activité des moulins. Source: carte IGN au 1/25 000
La vallée encaissée et ombragée du ruisseau de Laussière présente une série de moulins et d'aménagements tout à fait remarquables en l'espace d'une centaine de mètres seulement. Bernard Alet a mené un travail d'archives sur ces moulins dont l'état de dégradation est avancé (8). Ils sont menacés à terme d'effondrement puisqu'il n'y a plus de toiture. Ils remontraient au XVIe siècle.

Des bâtiments destinés à moudre le grain sont visibles dans la partie haute de la vallée. Ils ont été abandonnés au milieu du XIXe siècle et figurent sur le cadastre napoléonien.


Partie dormante d'une meule à grain prise par la mousse. Meule en silex.


Meule à grain complète en place et en position.

 
Portion de meule déplacée positionnée à la verticale. Peut-être plutôt une meule de moulin à huile.


 
Place et reste de l'arbre de transmission entre la roue du bas et la meule du haut.


 
En bas, au niveau du cours d'eau la chambre des roudets souvent voûtée. En haut, avec fenêtre, la chambre des meules.


 
La chambre des "roudets" ou des "rouets" vue de l'intérieur. Observez le conduit où l'eau arrive sous pression pour actionner la roue à aube placée à l'horizontal. On devine des cerclages de métal qui devait appartenir à cette roue. À gauche, invisible sur la photo, le canal de fuite. Au plafond le trou de l'arbre de transmission.

 
Four à pain du deuxième hameau.

 
Vestige d'un canal afin de faciliter l'écoulement et la pression en période de faible débit. Notez l'omniprésence des mousses.

 
1858. Une date assez peu significative comme souvent de la date d'élévation du moulin.

D'autres sont installés plus bas. Ils ont été abandonné un peu plus tard en 1893. Dans le hameau, quelqu'un vivait encore juste avant la Seconde Guerre. On y installa même l'électricité. A partir de 1945, le lieu tombe dans l'oubli, il redevient sauvage.

Les deux hameaux connurent des périodes de concurrence farouche aux dires de Bernard.

À l'époque les versant était couvert de vigne. 

La faiblesse du courant, à certains moments de l'année, nécessita des aménagements de bassin. Toute un système complexe de bassins et de canaux est visible.

La dimension patrimoniale de cette vallée ne fait aucun doute. Les mécanismes sont bien visibles. Tout l'enjeu consistera à mettre en valeur ce patrimoine. 

 

   

Notes

(1) - Des yeux plus experts peuvent bien sûr venir nous contredire et ce sera avec un grand plaisir.

(2) - Que l'on agisse pour de l'argent dans la perspective d'un commerce juteux ou lors de mises en scène mystérieuses, elles sont victimes d'une fascination qui n'est pas récente comme le montre la découverte des "spéléofacts" de Bruniquel, quelques 400 stalagmites brisées il y a 175 000 ans. On ose à peine le croire. Voir à tout prix  https://lejournal.cnrs.fr/videos/bruniquel-la-grotte-qui-bouleverse-notre-vision-de-neandertal

(3) - A. Faraut, J. Lautier, H. Prat, A. Thubières - "Le dolmen de Peyroseco", Travaux et Recherches, n° 16, 1979, p. 21-29

(4) - Pour mieux comprendre les propos  de l'auteur.
D'après un dessin de Gilbert Fages

 
(3) - A. Faraut, J. Lautier, H. Prat, A. Thubières - "Le dolmen de Peyroseco", Travaux et Recherches, n° 16, 1979, p. 21-29

(4) - Elles sont dite "de chevet". Y en avait-il une seule au départ ? C'est fort possible. 

(5) - Ils prennent le nom savant d'"orthostates". 

(6 - La finalité de ces utilisations nous échappe pour l'instant.

(7) - Quand le dolmen n'a pas été pillé, c'est envisageable comme à Saint-Martin-du-Larzac, par Rémi Azémar.

(8) - http://www.mairie-roussayrolles.fr/groupe-magret/magret-six.pdf