samedi 27 décembre 2014

A propos d'une nécropole à Saint-Marcel-Campes


Compte rendu de la sortie du CAPA du samedi 13 décembre 2014
Saint-Marcel-Campes


Secteur : Cordais
Commune : Saint-Marcel-Campes (secteur Saint-Marcel surtout)

Météo : clémente, un peu de soleil même.

Participants : Michel, Jean-Pierre, Louis F., Yann, Bernard D., Bernard A. ,Vincent, Franck, Charlette, Régine, Werner et Christophe

Sites visités : Sites à sépultures du “Puech Blanc”  et mégalithe dressé de “La Ferrière” à Salles-sur-Cérou

Sites vus ou évoqués à prospecter ultérieurement : four à chaux du “Puech Blanc”. Prévoir une visite dans le secteur de Campes car il y a des traces gallo-romaines. À Saint-Martial aussi. Un autre vieux cimetière de même type existe au plateau des “Treize-Vents” à Campes.

Voitures : Jean-Pierre et Louis


Après un rendez-vous aux abords l'église Saint-Michel de Saint-Marcel, nous nous sommes rendus au “Puech Blanc”, une butte calcaire du Stampien en position dominante au nord de la commune.

Nous sommes sur la commune de Saint-Marcel-Campes sur un plateau de la rive droite de la vallée du Cérou. La photo est axée comme sur une carte: nord/sud. 
Le mur de clôture, à l'ouest, est surligné en gris.

Le passé industriel révolu ... des campagnes : “Lo cauforn” (le four à chaux) 

Une rapide visite des lieux nous permet de constater la survivance d'anciennes carrières à ciel ouvert d'extraction de calcaire à chaux. La partie supérieure de la butte, inculte, en friche, est entièrement minée de trous ouverts par les chaufourniers et ce sur un hectare à peu près. Actuellement, c'est le territoire d'une friche épaisse difficilement pénétrable. Le sol est bosselé.

Plus spectaculaire, de ce passé - pas si ancien (1) - témoigne un four à chaux dans un état de conservation vraiment remarquable (2). Il s'intègre parfaitement au relief de la butte. C'est un ouvrage vertical maçonné dont nous n'avons pas pris les mesures. Il est ouvert sur le haut par une bouche circulaire de trois mètres de diamètre appelée « gueulard ». Certaines de ces cuves pouvaient contenir jusqu'à 80 tonnes de pierres. L'accès au gueulard se faisait par le haut. Le haut où sont les micro-carrières justement. À l'intérieur, on enfournait par couches successives tantôt un lit de blocs calcaires pour deux tiers, tantôt un lit de fagots pour un tiers. Maintenant, le gueulard est vide et constitue, à présent, un large « puits » de plusieurs mètres de profondeur. En ça, il présente un danger non négligeable en pleine nature. L'enduit, la robe, qui devait couvrir les moellons a disparu. Il n'y a pas trace, nulle part, de vitrification. Ce qui nous étonne.
Le gueulard dans lequel on enfourne les blocs calcaires.

La mise à feu se faisait par le bas. C'était « l'ébraisoir ». Il servait aussi à récupérer la chaux vive. À sa sortie du four, elle était éteinte et refroidie dans une fosse en eau dont nous n'avons pas repéré la trace. Nous exagérons à peine en disant qu'il suffirait de pas grand chose pour remettre ce four en activité (3).
L'ébraisoir pour amorcer le feu et récupérer la chaux.

Mais notre venue sur les lieux était motivée par une toute autre recherche. L'existence d'un cimetière dont nous n'avons pu retrouvé la trace ce jour-là. Une deuxième visite en groupe  restreint (4) s'avéra à peine plus payante.

Comme souvent à l'origine : une légende




L'endroit nourrit une légende tenace. Celle d'un ancien cimetière (avéré) et celle, plus hypothétique, d'une église. Elle aurait été détruite lors des passages de Simon de Montfort au début du XIIIe siècle. Reconstruite, elle aurait, par la suite, connu la disgrâce au profit d'un lieu plus bas sur le versant. Car quoi qu'on fasse la statue du saint refusait obstinément de rester là-haut, au “Puech Blanc”. Le soir venu, elle fuguait dans un petit bois. Les autorités religieuses prirent en considération la volonté divine. Et ce fut la naissance de l'église de Saint-Martial-sur-Cérat.

Schéma d'après François Meunier en 1967 dans Travaux et Recherches, n°5, 1967-1968. Notez 
la présence du mur de clôture en trait épais.


La légende rapportée par l'abbé Viguier de Laparrouquial, par Elie Rossignol aussi, ne tient pas la route au niveau chronologique puisque le bâtiment de Saint-Martial est bien antérieure au XIIIe siècle, période de l'épopée cathare. Elle mérite cependant d'être conservée pour ce qu'elle révèle des croyances dans les campagnes à l'époque du XIXe siècle. Un tel scénario est fréquent (5). Par ailleurs, il n'est pas du tout exclu qu'une église ou une chapelle ait bel et bien existée. Le “Puech Blanc” était encore au XIXe siècle la destination de processions. On y installa aussi une croix de mission dont la trace existe toujours.


Au moins, le cimetière de “Puech Blanc” est un fait avéré. Il se déploie dans cette lande dénudée qui pointe vers l'ouest un peu en contre-bas par rapport à la hauteur. L'espace ainsi défini est clôturé par un mur de pierres dans un état de dégradation avancé.


Panorama du cimetière sur la lande

Au printemps 1967, François Meunier, à l'époque au CRA de Cordes obtint une autorisation suite aux sollicitations d'un agriculteur du Fresqual (6).Voici, à grands traits ce qu'il en ressortit.
Seule une portion de l'espace a été fouillée (7) à « l'instinct » pourrait-on écrire. Quand pointait une tranche de grés, les archéologues devaient s'empresser de gratter. En conséquence, connaître l'étendue du cimetière est bien difficile à l'heure actuelle. Les observations satellitales à l'aide de Géoportail ou Google Earth n'ont rien données.

Vingt centimètres sous les terres

Quatre tombes à lauzes en grès furent mises au jour à 20 cm de profondeur sur le haut du relief (8). Parallèles, les unes aux autres, elles étaient le plus souvent dallées sur le fond mais sans pierre de couverture. Des sortes de caisson ouverts. Il apparut à maintes reprises que les labours avaient ravagé les lieux, et cela depuis longtemps. À la merci des socs de charrue, les couvercles ont du être brisés et jetés quelque part. Il en restait quelques-uns.

Cependant, deux sépultures individuelles (1,70 X 0,50 m) de facture modeste contenaient encore des squelettes ou des restes de squelettes.

Autant la première sépulture a servi très manifestement de réceptacle aux os qui devaient traîner sur le haut en surface (9), autant la deuxième était quasi intacte. À l'intérieur, le squelette découvert protégé par une lauze en bâtière est décrit par François Meunier comme de « sexe féminin », orienté nord-ouest/sud-est avec tête au nord-ouest, les bras croisés sur la poitrine. Aucun élément matériel - aussi modeste soit-il - n'a été relevé à l'époque.
Dessins de François Meunier en 1967


Aujourd'hui, toutes les traces de la fouille ont disparu. Ça et là, par endroit, des dalles émergent très discrètement du sol. Après discussion avec Marc, la pratique d'inhumation et la position des corps laissent supposer une époque relativement tardive du Moyen Âge, plutôt le XIIIe que le XIe mais ce n'est qu'une supposition.

Ce site ne perdrait pas grand chose à subir des sondages à l'heure actuelle, étant donné le degré de dégradation déjà très avancé du cimetière. Reste-il des tombes entières ? Pourquoi pas. Par ailleurs, le talus plein ouest, au-delà de la clôture peut réserver quelques surprises. Et d'où provient le grès bien sûr ?

Faible épaisseur du sol et émergence de blocs assez discrète, il faut le reconnaître.

Menhir ou pas menhir ?

Nous finissons par un coup d'œil sur le mégalithe nouvellement dressé par les propriétaires de “La Ferrière” dont nous avons déjà rendu compte il n'y a pas si longtemps. C'est sur la commune de Salles-sur-Cérou.



Faute de temps et de lumière, la visite des sites aux abords de Campes a tourné court.
Aussi, nous nous séparons vers les 17 heures.





Notes
(1) - L'exploitation locale de la chaux dépasse rarement le XIXe siècle. C'est l'époque du maximum de peuplement dans les campagnes d'Europe, l'époque du « chaulage » pour améliorer la productivité des cultures sur des sols pauvres. Après 1914, la chaux sert aussi pour fabriquer la bouillie bordelaise pour les vignes et les fruitiers.
(2) - Un tel état de conservation n'est pas si fréquent dans le Tarn. Il mériterait au moins un fléchage et un panneau explicatif.
(3) - Il nous est précisé par Werner que Maurice Diéval tiendra une conférence sur le sujet des fours à chaux à Cordes bientôt. Werner, habitant de Bournazel possède sur sa propriété des fours à chaux.
(4) - Marc Durand et Christophe Mendygral quelques jours plus tard.
(5) - Je suis un fidèle lecteur de Jean-Loïc Le Quellec qui prend très bien en considération ce qu'on aurait tort de classer dans des élucubrations. Elles ont une logique propre qu'il convient d'étudier.
(6) - Il paraîtrait que les membres du Spélo Club de Villefranche-de-Rouergue vinrent aussi mener des investigations dont nous n'avons pas trouvé la trace pour l'instant. Ils les firent d'ailleurs au même moment que le CRA de Cordes. Information Louis Falgayrac, d'après un certain Löris Köll.
(7)  - Sur 800 m2
(8) - Plus profondémement à 40 cm sur le bas de la parcelle. Comme souvent aucune stratigraphie n'a été dressée.
(9) - Parmi eux des crânes rangés « respectueusement ». Une mise en scène. Ils devaient probablement appartenir à d'autres sépultures.

samedi 6 décembre 2014

A Vaour, un culte de l'eau...

Compte rendu de la sortie du CAPA du samedi 15 novembre 2014
Vaour

Secteur : Cordais

Météo : soleil d'automne entre quelques passages nuageux

Participants : Franck, Michel P., Louis F., Louis M., Charlette, Bernard D., Bernard A, Régine, Marc, Yann et Christophe

Sites visités : Site de la commanderie de Vaour uniquement. Les jours sont courts.
Sites évoqués : au nord de notre site un lieu d'habitat médiéval est, pour ne pas dire certain, fort probable.

Voitures : Franck et Christophe


À l'origine de la visite, il y a l'intention - encore intacte - d'écrire un article en commun sur les signes gravés « dans » ou « à proximité » de la Commanderie de Vaour.

Les relevés dessinés et photographiques de Francis Fabre au début des années soixante dix et ses interrogations confiées à Jean Lautier quant à l'existence de gravures ante médiévales à différents endroits du site de la commanderie nous questionnent.




Le site est en tous points remarquable. Sur un entablement rocheux, une dizaine de chevaliers templiers installent une commanderie au milieu du XIIe siècle. C'était un poste d'observation privilégié. Là-haut, dans la tour, on embrassait du regard quatre provinces : Lauragais, Quercy, Albigeois et même l'Auvergne. Nous ne nous étendrons pas sur l'histoire des lieux dont l'approche la plus sérieuse en lien avec l'archéologie à ce jour reste celle de madame Kudlikowski (1).



Ce qui nous intéresse, ce sont les signes gravés. De part la qualité de son emplacement, il y a fort à parier que le lieu ait été fréquenté avant même le XIIe siècle. De quelle façon?



La zone dite de la "carrière" au nord


« Carrière à ciel ouvert » car il semblerait que nous ayons à faire à un front de taille de petite dimension. Un affleurement de grès triassique a été exploité. La majeure partie de la commanderie est composée de ce grès dit justement de « Vaour ». Des blocs de taille moyenne appareillés avec soin. Ce front de taille est désorganisé et peu lisible. Nous en reparlerons.


C'est sur le haut du relief que Francis Fabre a découvert des indices gravés.

Après un débroussaillage et un démoussage minutieux, voilà ce que nous dévoile le haut de la plate-forme.

 Plate-forme de la carrière au nord de la commanderie de Vaour
  
Au total, nous avons relevé 5 cavités creusés (2).

À notre humble avis, la disposition des structures en creux lève le voile sur l'existence ancienne d'un bâti en bois. Une cabane (ou autre) était ancrée à la roche par des poteaux enfoncés dans des trous. Ce genre de vestiges porte l'appellation de « fond de cabane ». Elles sont assez courantes (6 x 10 m environ) pendant le Haut Moyen Âge (3).


Observons. Les trous alignés au bord de la diaclase sont plutôt de forme trapézoïdale et profonds autour d'une quinzaine de centimètres, excepté le « bassin » , lui plus profond, mais que nous n'avons pas désobstrué. Une sorte de gouttière aménagée dans la roche pourrait permettre une évacuation des eaux vers le bas, au niveau du bassin.

Les trous étaient comblés - tout ou en partie - par de la terre végétale provenant du pourrissement des feuilles et des racines. Évidemment pas de pierres de calage.

La structure décrite précédemment semble complétée ou reliée à un mur en moellons à l'ouest. Trois petits blocs sont directement posés sur la roche.

 Moellons alignés sur l'assise de grès 

Ce qui est certain, c'est que la parcelle 28, actuellement couverte par un bois, accueille des ruines d'habitats en dur qu'il est difficile de dater. À ces ruines se mêlent des déchets de toutes époques. Le périmètre ainsi défini entre le réfectoire et le calvaire est prometteur en matière archéologique. Le terrain est cabossé et révèle des creux et des bosses assez impressionnants.

Dans cette hypothèse, il faudrait donc relier notre structure découverte sur la plate-forme à un habitat ancien plus à l'ouest.


Cependant, plusieurs éléments nous questionnent.


La structure que l'on devine reste difficile à imaginer. Les trous de poteau ne sont pas forcément contemporains les uns des autres, même lorsqu'ils respectent un alignement.

Par ailleurs, des trous ne seraient-ils pas lié à l'installation d'outils de levage pour la carrière.

Le « bassin » qu'il faudrait curer avec méthode nous interpelle par son ampleur. Qu'est-ce exactement ? 


Quant à la « main gravée »(4), qui tend les doigts plein est, elle dénote vraiment dans un contexte plutôt du Haut Moyen Âge.


                                                                Il y a bien cinq doigts.




                                                             Il y a bien une paume.




Au pied du surplomb rocheux


                                 Un réseau de rigoles très visible au pied de l'affleurement.


En bas, la situation est quelque peu différente et encore plus énigmatique. La surface se résume à un replat dont les mesures n'ont pas été prises.

Des cupules, dessinées par Francis Fabre, nous n'avons pu en relever aucune trace.
Force est de reconnaître que nous n'avons pas ménagé nos efforts pourtant. Le socle rocheux ne montre pas véritablement d'indices de cupules telles que Louis et Henri les ont étudiées. 
En revanche, nous avons dévoilé tout un réseau de rigoles(5) reliées les unes aux autres dont Francis Fabre ne fait pas clairement écho. Il est difficile de donner une fonction utilitaire à ses formes creusées en micro-canaux sur une dizaine de mètres. Elles forment comme une espèce d'arborescence. On remarque sans mal un axe et des rameaux.  À nos yeux, elles ne sont pas le résultat d'une altération naturelle. Sont-elles liées à l'activité de carrière ? Un canevas d'extraction. Cela semble peu probable étant donné leur sinuosité.

Mais nous n'avons pas d'expérience dans le domaine des carrières.

Mystère en cuisine


Dans la foulée, nous nous rendons à l'intérieur même de la commanderie.
Dans le bâtiment dit des « cuisines »(6), au cœur même de l'établissement, nous relevons encore toute une série de creusements.


La salle, ouverte par deux baies à l'ouest, est constellée de trous de carrure et de profondeur différentes. Il existe aussi des degrés. C'est Francis Fabre en 1971 qui dégagea un remplissage qui devaient couvrir le sol. Y-avait-il des tomettes, des carreaux comme revêtement ? Impossible de le savoir(7)

Remarquez la voûte et la roche-mère cabossée et sculptée. Il y a des élévations. Remarquez aussi les caractères du bâti pour le mur du fond. Une partie ancienne en bel appareil régulier, une autre plus grossière sur le haut.


À l'examen, les moellons ont été posés directement sur le socle rocheux au XIIe siècle lors de la fondation. Des renseignements sont à glaner sur la nature même de la couverture des sols d'habitat dans un bâtiment religieux de ce type. À l'origine et aux temps plus récents    


Qu'on en juge. Grès taillés sur lesquels reposent la maçonnerie. À quel niveau ont été les sols, suite au remplissage ? La nature du revêtement du sol est une énigme. Pavement ?

Il y a de fortes chances pour qu'une bonne partie de ces trous au moins soit le résultat d'aménagement de la salle à des fins plus matérielles que religieuses. Le niveau du sol de circulation (avec un revêtement plancher ou pavement de carreaux) est peut-être possible à tracer à partir de la cheminée. On peut imaginer des podiums, des cuvettes, un évier.

À l'extérieur du logis

Le cimetière de la commanderie présente une croix qui proviendrait de la tour-donjon de 20 mètres de haut qui s'effondra en 1909. Est-elle d'origine? Il y a fort à parier que non.

Dernière constatation sur la roche à l'entrée de la commanderie


Depuis « belle lurette » (8) une rigole creusée vers la croix, mène à un bassin citerne creusé afin de recueillir les eaux de ruissellement.


En conclusion


La sortie n'a pas véritablement confirmé l'existence de signes anciens pré-médiévaux, mis à part la main gravée peut-être. Si les rigoles laissent songeurs, les trous de poteau du haut de l'affleurement rocheux ou « carrière » apparentent les traces plutôt à un bâtiment dont la nature et l'origine nous sont complètement inconnues. Il nous faut savoir - ce sera l'objectif d'une sortie hivernale - si il y a des traces d'extraction bien nette démoussage et si on peut voir des restes d'équarissement des blocs dans la pente. Y-a-il d'autres carrières sur le flanc oriental au dessus du parking? Et pourquoi celle-ci est si petite ?

Un nettoyage ultra fin d'une partie seulement du réseau de rigoles du bas serait aussi intéressant.


Divers : en réponse à la question de Bernard D,  il semblerait que nous ayons le cas classique d'une corniche romane en réemploi sur un mur gouttereau. La pièce est typique du XIIIe siècle. Marc nous précise :  Le décor de billettes (ces petits cubes) est typique de l’art roman. Il s’agit de l’angle d’une corniche. Observez bien. La partie gauche n’est pas la même que la droite destinée à recevoir une partie complémentaire. La gauche forme un retour d’angle que l’on ne peut pas voir sur la photo puisqu'il entre dans l'épaisseur du mur.




S'il est besoin de compléter la datation des billettes, voici une photo prise par Marc en Israël en 1989 à Saint-Jean-d’Acre (maintenant TEL AKKA) fortifié par les Français après 1191. On y voit un décor de billettes au-dessus de l’arc en tiers point d’une des portes de la ville. C’est bien daté puisque la ville est définitivement perdue en 1291 sans nouvelles fortifications. Dans notre région, en Albigeois, il existe aussi le magnifique portail de la prieurale Saint-Michel à Lescure-d'Albigeois mais aussi le clocher de Saint-Salvi d'Albi (partie en pierre) qui datent du XIIe siècle.




Saint-Michel de Lescure d'Albigeois

Notes
(1) - SSABLT, n°38, 1983.1984. Elle dresse un excellent portrait, à la lueur des archives, de ce que pouvait-être la commanderie au XVIIe siècle au temps de son appartenance aux chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Elle s'attache surtout au donjon et beaucoup moins au reste. 
(2) - Si le besoin s'en fait sentir, nous ferons un relevé plus précis avec une photo en grimpant dans un arbre que nous avons repéré avec Yann.
(3) - Marc penche pour un grenier sur pilotis.
(4) - Nous vous laissons par vous-même juger ou non de la pertinence de la proposition faite par Francis Fabre. Merci à nos deux photographes car ce n'est pas facile du tout de rendre du relief.
(5) - Nous distinguons bien les rigoles creusées des diaclases naturelles issues d'un mouvement tectonique ou d'une attaque de l'érosion.
(6) - Dans l'alignement du "réfectoire" qui est plus au sud. Les deux pièces sont séparées par une cheminée.
Nous mettons des guillemets car rien ne peut confirmer ces deux appellations si ce n'est la logique et la tradition.
(7) - À moins de l'interroger bien sûr.
(8) - Nous admettons que cette expression peut choquer mais à défaut de date précise...